Sélestat – série «Visite en Alsace»

Publié: 4 mai 2011 dans Découverte, Gastronomie, Visite en Alsace, Voyage
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Pour lire mon introduction sur l’Alsace, cliquez ici.

Blason de Sélestat

 Moyen-Âge

Les premières mentions écrites de Sélestat apparaissent pour la première fois au VIIIe siècle. Durant le XIe siècle, Hildegarde de Buren y fonde une église qui sera occupée en 1094 par des moines. En 1217, la ville obtient son statut de ville libre. Sélestat prospère et devient membre de la Décapole – au même titre que Colmar – une alliance de 10 villes libres alsaciennes au sein du Saint-Empire romain germanique, qui perdurera de 1354 à 1679.

Durant cette époque, la ville prend de l’ampleur, agrandit ses fortifications et fait du commerce. Les traces de cette époque lointaine sont présentes partout dans la ville, particulièrement dans l’art qui décore les rues et ruelles.

Bannière de rue

Renaissance

« La Renaissance marque la période glorieuse de la ville qui devient une capitale de l’Humanisme. Son école devient célèbre dans toute l’Europe. La Réforme, la Guerre des Paysans qui agite alors le Sud du Saint-Empire, et celle de Trente Ans marquent le déclin de Sélestat». (Source) En 1632, la ville est prise par les Suédois, puis occupée par les Français en 1634. La ville est officiellement annexée à la France en 1678 par Louis XIV, le roi Soleil. L’armée française s’y installe et la ville perd tous ses privilèges de ville libre.

Le passé guerrier de Sélestat est également présent dans la ville, voyez cette superbe statue! Lors de votre promenade, gardez les yeux bien hauts, car des trésors s’y trouvent!

Chevalier tenant le blason de Sélestat

Époque contemporaine

En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, Sélestat est annexée de nouveau à la France, après être successivement passée aux mains des Allemands et des Français, et vit alors quelques années paisibles. Après la défaite de l’armée française en 1940, Sélestat est annexée à l’Allemagne nazie. En décembre 1944, le processus de libération de la ville s’enclenche à la suite d’un bombardement américain… Ce bombardement a pourtant détruit une grande partie de ville qui porte encore aujourd’hui quelques cicatrices. Redevenue française à nouveau, la période de l’après-guerre en est une de reconstruction pour Sélestat et sous la direction de plusieurs maires de talent, la ville connaît un véritable essor dans les années 60.

Le rêve de Sarkis

Installé sur le mur du rempart de Vauban construit en 1674, le rêve de Sarkis est un amalgame de plaques de rue sur lesquelles on peut lire de courtes phrases ou des fragments de poèmes «propres à déclencher souvenirs ou images». Les 310 plaques de rue «correspondent aux 309 rues de Sélestat, plus une, symbole de l’extension future de la ville». Selon la description du projet conçu en 1993, le rêve de Sarkis est une œuvre qui est à la fois «une invitation à la promenade et un appel à la rêverie». (Source)

Le rêve de Sarkis

Nous avons pris le temps de lire toutes les plaques… Un pur moment d’émerveillement et de poésie… certainement mon coup de cœur à Sélestat!

Après avoir fait le tour de la ville à pied, une promenade magnifique, agréable et riche en histoire, nous avions faim. Toutefois,  il est important de noter qu’en France, la grande majorité des restaurants sont fermés entre 14 h à 18 h. Il était 13 h 50… Nous avons refait le tour de la ville afin de trouver un restaurant ouvert… et heureusement pour nous, le personnel du Troc Café (31, rue Président-Poincaré) a gentiment accepté de nous servir, malgré l’heure tardive. Le restaurant rose aux volets bleus est invitant et son intérieur d’inspiration baroque est à la fois confortable et insolite. On y retrouve de vieilles motos, des gravures anciennes, de belles lampes et une variété impressionnante de meubles. On y sert une cuisine sans prétention dans un esprit bistrot. Peu importe ce que vous déciderez de goûter, vous vous en sortirez avec une facture autour de 12€, ce qui est plus que respectable étant donné que les tartines (une sorte de tartes flambées sur un pain de ménage) sont sublimes! Mhummm… Bon service, bonne bouffe et surtout, un gros merci pour la gentillesse de personnel… ils nous ont sauvés la vie!

CLIN D’ŒIL: L’ARBRE DE NOËL ET LA TOUR DES SORCIÈRES

À la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, vous pourrez voir un livre de comptes datant du 21 décembre 1521 faisant mention pour la première fois du sapin de Noël, ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ! (Source)

L’ancienne porte basse de la ville fortifiée menant vers Strasbourg est communément appelée «la Tour des Sorcières» au XVIIe siècle. Le bâtiment sert alors de prison pour les femmes accusées «d’avoir séduit le diable et d’être responsable de tous les malheurs de la ville. Près de 100 sorcières allèrent au bûcher entre 1629 et 1642». (Source)

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commentaires
  1. […] récit de mon voyage en Alsace comprendra quatre arrêts : Strasbourg, Colmar, Sélestat et le château du Haut-Koenigsbourg. Avant de commencer notre visite de Strasbourg, voici quelques […]

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