Road Trip microbrassicole 2012 – Jour 7, 8 et 9 (fin du voyage)

Publié: 26 novembre 2012 dans Bière, Découverte, Gastronomie, Tourisme, Voyage
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Par Katia Bouchard

 Jour 7 : «Le vent nous portera»

Une histoire horrible plane autour de la chanson que j’aimerais vous proposer maintenant, mais je l’adore. Avec les années, j’ai appris à faire la distinction entre l’artiste et l’homme qui la chante. Voici Le vent nous portera de Noir Désir.

Au loin, j’entends un chien, un cheval et le vent dans les arbres. Je suis dans un état de mi-conscience et je me demande où je suis. J’ouvre un œil. Il fait vraiment très chaud! Je suis dans une tente-roulotte en Gaspésie! Quel bonheur! Mimi est retournée à Montréal hier. Une longue journée de route m’attend jusqu’à Lévis. La journée s’annonce ensoleillée et magnifique! C’est le temps de se lever, de faire ma valise et de ramasser un peu. L’odeur du café m’appelle et mon ventre cri famine. Un grand MERCI à la famille Valade qui nous a accueillis chez elle!

Après avoir englouti le déjeuner du conducteur (et non du constructeur!), je prends la route. Nous aurions dû être au Maine ce jour pour revenir vers Sherbrooke, mais les plans ont changé. Je vais donc revenir sur mes pas par la route 132. C’est aussi ça les vacances : être flexible et s’adapter à la situation. Voici donc mon plan de la journée : d’abord, je ferai un arrêt à Le Bien et le Malt à Rimouski parce que je m’en veux un peu de ne pas y être allée mardi et que c’est sur mon chemin. Ensuite, direction Lévis pour le dodo. Sept heures d’auto me séparent de ma destination finale aujourd’hui.

«Je n’ai pas peur de la route, Faudrait voir, faut qu’on y goûte». J’adore conduire. Dès que j’embarque dans mon auto, un sourire apparaît sur mes lèvres : j’anticipe le moment de bonheur. Je descends les fenêtres pour sentir la chaleur du soleil et le vent dans mes cheveux. Je choisis la bonne musique, je monte le son et je fonce. Difficile de décrire le sentiment de liberté absolu qui m’habite lorsque je suis au volant, seule, avec la possibilité d’aller où je veux et de m’arrêter n’importe où! C’est comme… prendre un moment pour soi, réfléchir sur sa vie, remettre ses choix en question et prendre des décisions. C’est comme… regarder un film autobiographique et constater que chaque montagne, chaque rivière et chaque village font partie intégrante de son histoire. C’est comme… plonger au plus profond de soi, en revenir surpris et faire la paix avec soi-même. C’est proche d’un voyage initiatique, mais sous un soleil de plomb.

Vers 15 h, Rimouski se pointe à l’horizon et comme vous le savez, la liberté, ça donne faim! Je m’arrête donc à Le Bien et le Malt pour voir qu’est-ce que j’ai manqué mardi dernier.

La bière est rafraîchissante et, bien que nous ayons très bien mangé en Gaspésie, mon coup de cœur bouffe de ce voyage va à leur maquereau fumé aux poivres! L’épicurienne est plus que satisfaite de son arrêt éclair à la microbrasserie.

Maquereau fumé aux poivres

Entre Rimouski et Rivière-du-Loup, la route est magnifique.

Route 132

Un peu plus loin, dans les environs de La Pocatière, l’autoroute 20 passe sur le bord du fleuve St-Laurent. Le soleil miroite dans l’eau. La journée se déroule bien.

Autoroute 20

Depuis 15 minutes, j’ai une crampe dans la cheville droite, celle qui a été blessée l’an dernier. Heureusement, j’arrive à Lévis et l’hôtel L’Oiselière est à quelques mètres seulement de l’autoroute. Le balcon de ma chambre donne sur une volière et le bar de l’hôtel. C’est assez particulier! Toutes taxes incluses, cette chambre me coûte 139,12 $.

Hotel L'oiselière, Lévis

 Jour 8 : «No Heaven»

Ce matin, je me lève un peu courbaturée. J’ai l’impression d’avoir été assise toute la journée la veille (!) Il ne me reste que trois heures d’auto à faire avant de rejoindre la communauté brassicole réunie au Festibroue de Sherbrooke. Le trajet choisi est désastreux! J’ai eu la bonne idée de prendre la route 162 et de passer par Victoriaville…

Ces trois heures me semblent interminables…

L’hôtel Times est génial, mais si vous cherchez une place pour dormir seulement, c’est dispendieux. Située à moins d’un kilomètre à pied du site du festival, sa localisation est toutefois parfaite si vous avez à faire au Lac des Nations.

Hôtel Times Sherbrooke

La promenade autour du lac est bénéfique. Le temps est superbe! Il n’y a pas beaucoup de monde sur le site de l’événement, mais l’endroit est magnifique et prometteur. S’cusez, c’est l’heure de la bière!

Festibroue Sherbrooke

Vers 19h, je quitte le site avec des amis pour aller découvrir le restaurant l’Overflow. On s’est fait un festin de roi! Pour le menu, c’est par ici.

La soirée se termine finalement sur la terrasse du Boquébière, où bières et amis se succèdent à un rythme endiablé!

Boquébière Sherbrooke

Jour 9 : «The Suburbs»

Dimanche matin : neuvième jour. Le levé du corps est difficile… Pas parce que la soirée a été dure, mais parce que le voyage tire à sa fin. Aujourd’hui, je retourne à Montréal.

La dernière journée de vacances, je suis toujours un peu étonnée : «c’est déjà fini?».

«Your part of town against mine

I saw you standing on the opposite shore

[…]

Sometimes I can’t believe it

I’m movin’ past the feeling»

Avant de partir, je repasse au Festival, question de faire traîner en longueur les quelques heures de vacances qui me restent et de profiter du chaud soleil du mois d’août… Mauvaise idée!! En partant de Sherbrooke vers 15 h, je me retrouve coincée dans les embouteillages du retour du weekend, amplifiés par des travaux sur l’autoroute. Seigneur! La grande ville ne me manque vraiment pas (roulement d’yeux)!

Je finis par entrevoir Montréal, la belle, du côté du pont Champlain. Comme toujours, cette vue me touche, mais mon admiration est de courte durée. Le glas sonne lorsque je passe sous le pont Jacques-Cartier. J’aurais pu jurer l’avoir bel et bien entendu…

Pont Jacques-Cartier à Montréal

«Under the overpass

In the parking lot we’re still waiting

It’s already past

So move your feet from hot pavement and into the grass

Cause it’s already past

It’s already, already past»

Fin du Road Trip 2012

Lorsque je repense à ce voyage, j’ai encore les yeux émerveillés de tous les paysages grandioses que j’ai vus, la bouche exaltée de tous les délicieux produits du terroir que j’ai goûté, de toutes les savoureuses bières que j’ai bues et les paroles d’une chanson de Robert Charlebois me reviennent en tête :

«J’habite un fleuve en Haute-Amérique
Presque océan, presque Atlantique
Un fleuve bleu vert et Saint-Laurent
J’habite un grand boulevard mouvant

Une mer du Nord en cristaux de sel
Agile, fragile, belle et rebelle
Presque océan, presque Atlantique
J’habite un fleuve en Haute-Amérique»

Il faut avoir beaucoup voyagé pour se rendre compte à quel point nous habitons dans un pays magnifique.

FIN

 

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– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour 1 et 2

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour 3 et 4

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour5 et 6

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