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Par Katia Bouchard

C’est indéniable, le Québec connaît non seulement une révolution brassicole, mais carrément un «boum»! À ce jour, toutes les régions du Québec, à l’exception de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et du Nunavik, possèdent au moins une brasserie artisanale, que ce soit une microbrasserie (permis de brassage et d’embouteillage qui leur permet de distribuer leurs bières dans les dépanneurs et épiceries, dans les bars et restaurants) ou une bistrobrasserie (permis de brasserie artisanale et offrent leurs bières exclusivement à la brasserie). Non seulement presque toutes les régions du Québec peuvent-elles bénéficier des avantages économiques et touristiques de cette industrie, mais en plus, on compte l’ouverture d’une microbrasserie ou bistrobrasserie tous les trois mois à peu près depuis les dernières années!

Voici ce qu’écrivait Le Coureur des Boires le 29 janvier dernier :

« Depuis [2010], près d’une dizaine de nouvelles brasseries ont vu le jour au Québec! Loin de ralentir, l’apparition de nouveaux brasseurs semble de plus en plus fréquente. […] dans les derniers mois, nous avons entendu parler de pas moins d’une vingtaine de nouvelles brasseries qui ont fait leur apparition ou s’attendent à la faire au cours des prochains mois: Le Baril Roulant (Val-David), La Souche (Québec/Limoilou), Le Castor (Rigaud), Kruhnen (Blainville), Brasseurs Sans Gluten (Montréal), La Chasse-Pinte (Anse St-Jean), Aux Fous Brassants (Rivière-du-Loup), Les Beaux Prés (Ste-Anne-de-Beaupré), La Société (St-Georges-de-Beauce), Frampton Brasse (Frampton), Le Coureur des Bois (Dolbeau), La Gueule de Bois (Arvida), Les Soeurs Grises (Montréal), Brasseurs des Monts (St-Mathieu-de-Beloeil), en plus d’autres projets à Sept-Îles, St-Jean-sur-Richelieu, Chelsea, Montréal, etc. Ouf! Ce qui semblait être une utopie il y a quelques années est en train de se réaliser… et c’est agréablement grisant! » Source

L’effervescence de l’industrie brassicole au Québec est reconnue sur la scène locale, nationale et internationale. Cela ne fait plus aucun doute. Mais, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi?

Voici quelques pistes de réflexion que je vous propose aux fins de discussion.

Commençons par le plus évident : les Québécois aiment la bière

L’histoire nous raconte que la relation entre les Québécois et la bière remonte au début même de la colonisation avec l’arrivée en Nouvelle-France de Louis Hébert, apothicaire. Dès 1617, sa femme, Marie Rollet brasse de la bière, une tâche majoritairement réservée aux femmes à cette époque. Après les Récollets et les Jésuites, Jean Talon arrive à Québec en 1665 et fait construire la brasserie de l’intendant. L’exploitation brassicole, aux termes où on l’entend aujourd’hui, n’a réellement commencé qu’au début des années 1700. L’industrie connaît des hauts et des bas et avec l’arrivée de la révolution industrielle, un nouveau type de brasserie apparaîtra au Québec: Molson, Dow, Labatt, Carling, O’Keefe, Frontenac, etc. Jusqu’au début des années 1980, ces brasseries industrielles contrôleront la scène brassicole avec des bières de plus en plus légères et aseptisées. Comment les brasseurs artisanaux ont-ils donc fait pour intégrer le marché de la bière et se faire une place enviable parmi ces géants au point de créer une révolution brassicole?

Dans le courant des années libertines de 1970 aux États-Unis, des groupes d’amateurs de bières étaient en train de fomenter une révolution qui allait gagner toute l’Amérique quelques années plus tard. C’est dans leur sillage que les amateurs de bières québécois et brasseurs maison trouveront leur inspiration et développeront leur créativité.

La formation : le métier de brasseur et la créativité québécoise

La passion de ces précurseurs les amène à vouloir se perfectionner. La majorité s’envolent pour l’Europe, principalement dans des pays où la tradition brassicole est reconnue comme la Belgique, l’Angleterre et l’Allemagne. C’est là qu’ils apprennent les ficelles du métier de brasseur. Peu à peu, le savoir se transmet et des ressources de formation commencent à apparaître au Québec, allant des cours de brassage artisanal aux formations plus avancées. Les brasseurs québécois ont la chance d’évoluer dans un environnement brassicole pratiquement «vierge» qui leur permet (et les encourage même!) à dépasser les limites et à explorer toutes les avenues possibles. La bière artisanale, goûteuse et riche, se déclinera de plus en plus dans une multitude de styles.

La fibre entrepreneuriale

David Sparrow a déjà abordé ce sujet dans Bières et Plaisirs :

«Il ne suffit pas d’avoir de savoureuses recettes pour faire carrière dans le monde de la bière, encore faut-il trouver l’emplacement et les moyens qui permettront aux gens de les découvrir. Être brasseur c’est bien; brasseur et entrepreneur, c’est mieux!» Source

Les brasseurs désireux d’ouvrir un établissement pour brasser et partager leurs bières ne sont pas au bout de leurs peines! Au-delà d’un cahier de recettes et d’un excellent plan d’affaires, les étapes clés nécessaires à la réalisation de chaque projet amènent les brasseurs entrepreneurs à développer des relations avec le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ), le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), etc.

«Les futurs brasseurs ont donc intérêts à être patients, travaillants et prêts à faire des sacrifices s’ils souhaitent mettre sur pied leur propre entreprise. C’est sans compter la forte concurrence du marché et les divers enjeux de l’industrie qui ne cesse d’évoluer; pénuries, distribution, mise en marché, contrôle de qualité, stabilité et autres.» Source

Vu sous cet angle, il semble que seul le fou ou l’inconscient se lancera dans l’aventure! Pourtant, malgré les défis qui les attendent (et heureusement pour nous!), plusieurs brasseurs ont réussi à mettre sur pied leur havre de goût. Leur secret: la passion.

Certes, tous ces points expliquent l’apparition d’une offre de bières artisanales. Mais pourquoi les Québécois ont-ils embarqué dans cette belle aventure brassicole?

La tendance épicurienne des années 2000

Dès le milieu des années 1980, certains amateurs de bières sont déjà à la recherche de produits qui ont un goût différent des bières industrielles. L’apparition des premières brasseries artisanales répond donc au besoin de certains consommateurs. Leur enthousiasme va tranquillement gagner le groupe des curieux, mais cet engouement s’inscrit également dans une tendance plus large, le règne d’Épicure.

« […] on assiste depuis 15 ans à une extraordinaire révolution gastronomique, grâce à des chefs innovateurs qui nous ont fait découvrir les richesses de notre terroir et qui destinent le Québec à devenir une plaque tournante dans l’univers du goût.» Chrystine Brouillet (L’Actualité, dossier Les 101 mots pour comprendre le Québec, décembre 2005, p. 134)

Entre le bogue de l’an 2000 et la fin du monde annoncée pour 2012, la gastronomie et l’œnologie se retrouvent au centre d’un mode de vie actualisé et centré sur les plaisirs de la table. Une tendance qui se détermine, entre autres, par des concepts tels que «boire mieux» et «manger sainement». Les épicuriens ont comme objectif de profiter de tout ce qui est bon et la bière ne fait pas exception.

«De nos jours, le Québec est devenu un véritable paradis de la bière, grâce à l’audace et au savoir-faire des [brasseurs. Ils] font pétiller dans nos chopes les ales et les lagers, et introduisent dans nos assiettes les premières bouchées de la gastronomie brassicole.» Mario D’Eer (L’Actualité, dossier Les 101 mots pour comprendre le Québec, décembre 2005, p. 32)

Il n’en fallait pas plus pour qu’Épicure et Gambrinus unissent leurs destinées!

Consommation locale et produits du terroir

Combinés, la conscience environnementale et le désir de consommer des produits locaux ont favorisé l’apparition du consommateur responsable, celui qui, en choisissant ce qu’il achète, devient un acteur important pour l’économie locale. Il s’informe, il est exigeant, mais s’il est satisfait, il est loyal.

«D’après le rapport du Baromètre 2010 de la consommation responsable au Québec, ce classement laisse entrevoir quatre éléments majeurs: un attrait pour la consommation de produits au rythme des saisons, une détermination à consommer des produits locaux, une consommation à forte tendance environnementale et un attrait pour les produits recyclés». Source

Les brasseurs qui ont saisi ce mouvement proposent non seulement une restauration basée sur les produits du terroir régionaux où ils ont élu domicile (lorsque restauration il y a), mais intègre également ces produits au sein même de leurs recettes de bières. Par exemple (et il y en a beaucoup d’autres), je pense à André Trudel au Trou du diable à Shawinigan qui utilise des cerises grillottes provenant des champs de la ville de Charette, en Mauricie également, dans sa bière St-André Claymore-Cerise.

Maintenant que nous avons fait le tour rapide de l’historique de l’offre et de la demande, peut-être serait-il intéressant de nous demander ce qui a cimenté les deux…

La communication a joué, et joue toujours, un rôle important dans la révolution brassicole. Non seulement les différents outils de communication utilisés ont permis de faire connaître l’industrie, mais ils ont également contribué à cristalliser la tendance épicurienne, à promouvoir la production faite à partir des produits du terroir et à soutenir la consommation locale.

Les experts : parlons bière

Avec la venue de ces brasseries artisanales, ce sont développés plusieurs experts en bière qu’on nomme biérologue. Ils ont pris la plume ou le micro pour partager avec les amateurs leur passion pour la bière, leurs dégustations, leurs trouvailles, leurs critiques et leurs expertises. Ils ont voyagé, comparé, étudié l’histoire de ce breuvage millénaire. Ils ont aidé, démystifié et enseigné. Ils ont fait beaucoup de route… beaucoup et connaissent le Québec par cœur et par goût. C’est d’ailleurs au Québec que la première école de certification biérologue de la francophonie a vu le jour! Bibliothèque ambulante douée de parole, ils nous ont parlé de couleurs, de styles, de flaveurs et ont grandement contribué à nous faire découvrir la bière, la vraie. Je ne les nommerai pas, de peur d’en oublier, mais ils se reconnaîtront… Je leur lève mon verre à leur implication et je les salue.

Les festivals : soutenir l’industrie, la faire connaître et la faire valoir

Vous pensiez que je vais vous parler du Mondial de la bière? Hé bien… oui! Il va sans dire que je vais prêcher pour ma paroisse, mais avant tout, voici une très belle définition de ce qu’est un festival.

«Le mot même le dit : un «festival» est une «fête». Une grande fête des sens et de l’esprit. Un événement rassembleur qui, par sa haute visibilité, permet de toucher un vaste public. Une manifestation unique, un lieu d’échanger conviviale, cosmopolite et stimulant qui témoigne du désir de créer des ponts entre l’ici et l’ailleurs, entre le public et des créateurs venus de partout, réunis en autant de rencontres vivantes et vibrantes. […] Les festivals sont là pour nous permettre d’avoir des nouvelles de notre monde, de saisir l’état de ce monde par l’intermédiaire d’une diversité foisonnante d’imaginaires, et par la même occasion de redéfinir ce que nous sommes à la lumière de cet ailleurs qui débarque chez nous.» Marie-Hélène Falcon. (L’Actualité, dossier Les 101 mots pour comprendre le Québec, décembre 2005, p. 63)

Fondé en 1994, le Mondial de la bière de Montréal a été le premier festival de bière au Québec, basé sur l’existence des microbrasseries. Il est le plus 
important
 festival
 de
 bières 
internationales 
en 
Amérique 
et 
sa 
réputation 
dépasse 
les 
frontières 
du 
pays. Misant sur la qualité plutôt que la quantité, il est depuis ce temps un lieu d’apprentissage et de découvertes.

Mondial de la bière 2011 – Crédit Photo: CosmosImage

« On se plaît souvent à répéter que Montréal est une plaque tournante entre l’Europe et l’Amérique, un carrefour de diverses cultures et influences. Aussi un festival montréalais se doit-il, plus que tout autre, d’être ouvert sur le monde, d’être international, interculturel, intergénérationnel, à l’image de cette ville «sous influence» […] située à la croisée des chemins et des tendances.» Marie-Hélène Falcon. (L’Actualité, dossier Les 101 mots pour comprendre le Québec, décembre 2005, p. 63)

Depuis, plusieurs autres festivals à vocation différente, mais tout aussi importante sont apparus au peu partout au Québec, pour le plus grand bonheur des amateurs.

L’avènement des réseaux sociaux

Véritable révolution technologique, le web 2.0 et l’avènement des médias sociaux ont complètement changé la façon de communiquer avec les autres. Les réseaux sociaux permettent de créer des communautés virtuelles sur la base d’un intérêt commun : la bière dans notre cas. Deux aspects en particulier méritent que l’on s’y intéresse. D’une part, en tant que plateformes interactives, elles permettent de communiquer directement avec les clients, consommateurs et amateurs, tout en gardant le contrôle sur l’image de marque, ce qui n’est pas toujours le cas avec les médias traditionnels. D’autre part, l’information s’y diffuse à la vitesse de l’éclair, une version moderne du «bouche-à-oreille». On trouve déjà quelques exemples de leur puissance… Parlez-en aux propriétaires de l’Espace public , qui ont ouvert leur brasserie artisanale en janvier dernier. Sans aucune publicité, la nouvelle de l’ouverture s’est répandue en moins de 24 h dans la communauté brassicole virtuelle et il y avait une file d’impatients qui attendaient dehors le jour de l’ouverture des portes! La plupart des brasseurs, festivals et experts sont présents sur les réseaux sociaux, ce qui en fait donc une excellente banque de données. D’ailleurs, le Mondial de la bière propose sur Twitter deux listes brassicoles, soit une pour le Québec et une pour l’international : @Mondialbiere/bièresqc et @Mondialbiere/biere-beer-cerveza.

Quant à moi, j’ai dédié mon Scoop.it! à la bière et j’ai également créé une page Facebook sur le sujet. Venez faire un tour si le cœur vous en dit!

La brasserie artisanale : notre nouveau «perron d’église»

Pendant des décennies, alors que la présence à l’église le dimanche matin était une obligation sociale, les perrons d’église sont devenus le théâtre de la vie quotidienne des Québécois où l’on s’échangeait les dernières nouvelles et les rumeurs. Aujourd’hui, les perrons d’église ont été remplacés pour un autre lieu, plus convivial : la brasserie artisanale. Dorénavant, c’est devant une bonne bière que l’on refait le monde, à tout moment dans la semaine, mais très souvent lors du traditionnel 5@7.

En conclusion…

Une société distincte qui veut développer son propre style de bière : l’Annedd’Ale

Au-delà du «boum» brassicole au Québec, il y a aussi quelque chose de plus profond, de plus impliqué depuis quelques mois. En effet, un groupe de professionnels, de brasseurs et d’experts travaillent, parfois bénévolement, à concevoir un style de bière entièrement québécois. Pourquoi? Qu’importe… la vraie question n’est-elle pas: pourquoi pas? Pourquoi ne laisserions-nous pas notre marque dans l’industrie brassicole mondiale? Le défi est séduisant…

« L’idée a commencé quand j’ai pris conscience que les brasseurs québécois maîtrisaient tous les grands styles de bières, en respectant leur origine, et qu’ils étaient capables de produire de nouveaux styles qu’on ne pouvait pas nommer. » Mario D’Eer. Source

«Annedda signifie arbre de vie, il est présent dans plusieurs mythologies et il est généralement associé à la création du monde. Ici, l’arbre de vie est celui qui a sauvé l’équipage de Jacques Cartier du scorbut. Il s’agit plus précisément du sapin baumier, qui fût introduit aux français par les Amérindiens.» Source

«Jacques Cartier aurait probablement aimé mieux découvrir le Nouveau Continent en 2012.» Source

Quant à moi, je trouve qu’il s’agit d’un projet excessivement intéressant, basé sur un fondement historique solide, une histoire, notre histoire. À ce sujet, je vous invite à voir (ou à revoir) le topo réalisé par l’émission Découvertes. Pour connaître les derniers développements du projet, vous pouvez également suivre la page Facebook.

Nous, Québécois, sommes hédonistes, grégaires, affables et fortement enracinés dans notre histoire et notre culture. Nous voulons avant tout le respect et la reconnaissance, ce qui nous pousse à innover et à nous démarquer. Notre industrie brassicole est à notre goût et à notre image : jeune, créative et un brin rebelle. Ses artisans font preuve d’un savoir-faire qui nous rend fiers, ce qui crée un fort sentiment d’appartenance régional et national. Je pense que c’est pour cette raison que le Québec vit maintenant un «BOUM!» brassicole.

Je terminerai en paraphrasant un proverbe trappiste :  «il n’y a pas de bières au ciel, alors profitons-en pour en boire pendant qu’on est ici!».

Santé!

P.S. Un grand merci à Mario D’Eer, mon rempart rédactionnel brassicole, qui est toujours prêt à me donner son avis quand je l’invite à le faire.

BREF. On a tous au moins une photo qui nous rappelle ce genre d’histoire… simple!

Merci Canal Plus!

 

Pour voir un autre excellent épisode, Bref. J’ai aucune mémoire, cliquez ici.

 

Pour lire mon introduction sur l’Alsace, cliquez ici.

Capitale des vins d’Alsace, « on dit de Colmar que c’est un condensé de l’Alsace dans ce qu’elle a de plus typique. […]. Colmar est aussi une ville de plaisirs et ville gourmande par excellence. Restos prestigieux et winstubs, sortes de tavernes gourmandes qui offrent des plats du terroir, s’y côtoient.» (Source)

Dès notre arrivée dans cette ville colorée et accueillante, j’ai rapidement su qu’elle allait devenir l’une de mes préférées en Alsace! En mettant les pieds dans la vieille ville, j’ai eu l’impression d’entrer dans un monde imaginaire…  Regardez la perspective de cette photo… n’avez-vous pas l’impression d’entrer dans un village de lutins?

Colmar

Et cette petite maison rose, n’est-elle pas magnifique? Pendant 20 minutes, je suis restée devant à l’admirer et je suis définitivement tombée sous le charme… on dirait qu’elle est faite en bonbon, non?

La maison rose

Difficile d’imaginer que cette ville, fondée au XIIIe siècle, ait pu miraculeusement être épargnée par les nombreuses guerres qui ont fait rage! «De toutes les villes alsaciennes importantes, elle est probablement la seule à pouvoir idéaliser autant un passé légué comme patrimoine aux générations à venir. Chaque période historique y a laissé sa trace.» (Source)

Pour vous faire découvrir Colmar, j’ai choisi de vous présenter trois périodes architecturales importantes que je suis en mesure d’illustrer avec mes photos.

Colmar médiévale, celle des églises et des couvents, de Saint-Martin, des dominicains et des franciscains et de l’ancienne douane.

Église Saint-Martin

L’église Saint-Martin est l’édifice religieux le plus important de Colmar et l’une des plus grandes églises gothiques de la région. L’édifice, tel qu’on peut le voir maintenant, a été achevé dans les années 1360, mais la construction de la première église date d’avant l’an 1 000! Des restes de cette première construction ont a’illeurs été découverts en 1982. Elle a été classée monument historique en 1840.

Ancienne douane

Pas très loin de là, le magnifique bâtiment de l’ancienne douane, achevé en 1480. «Le rez-de-chaussée servait d’entrepôt et de lieu de taxation des marchandises importées et exportées. La salle de l’étage abritait les réunions des députés de la Décapole». (Source)

LEÇON D’HISTOIRE: «La Décapole est l’alliance de dix villes libres alsaciennes au sein du Saint-Empire romain germanique en une ligue fondée en 1354 et dissoute en 1679.» (Source)

L’éclairage de nuit des ces deux bâtiments leur donne une aura mystérieuse qui contribue à l’ambiance générale de la ville située entre le pays des merveilles et Harry Potter! J’adooooooore!

Colmar de la Renaissance, celle des demeures patriciennes et bourgeoises, de la maison Pfister, de la maison des Têtes, en bois et en pierre, avec balcons, oriels, volutes et encorbellements.

La maison des Têtes

Construite en 1609, la maison des Têtes et l’un des bâtiments les plus célèbres de Colmar! Très étrange et fascinante que cette maison décorée de 106 têtes grimaçantes et masques grotesques et «surmontée d’une statue de Bartholdi représentant un tonnelier», ajoutée en 1902 lorsque l’immeuble abrite la Bourse aux vins de Colmar. Elle est classée monument historique depuis 1898. (Source)

La maison des Têtes

Colmar allemande (1871-1918) celle de la curieuse gare «dont la nef et la tour évoquent un édifice religieux érigé vers 1900 quand Colmar entreprit de s’étendre vers l’ouest.» (Source)

La gare de Colmar

J’ai été complètement séduite par les couleurs de cette ville, son architecture unique et l’ambiance qui y règne. La promenade que j’ai faite a été magique et j’ai bien l’intention d’y retourner un jour afin de visiter ses attractions, profiter de ses auberges de charmes et manger dans l’un de ses fabuleux Winstub!

Le saviez-vous?

«Le symbole de l’Alsace est la cigogne blanche, qui depuis des siècles vit à l’état sauvage dans cette région. Grande migratrice, elle revient tous les ans au printemps faire son nid dans ce coin de France qu’elle affectionne particulièrement. Nombreuses autrefois, on compte aujourd’hui les cigognes sur les doigts de la main. Cette situation alarmante est due à l’assèchement des marais et à la pollution causée par le progrès. En conséquence, de nombreuses associations se sont formées pour la protection de l’environnement et un centre de réintroduction des cigognes a été créé dans un parc au pied des Vosges. Les cigognes reviennent peu à peu. On peut voir leurs nids sur les clochers des églises, les tours des villes et des villages et les cheminées des maisons. Le retour de cet oiseau synonyme de fertilité est tout à fait symbolique.» (Source)

Fresque

CLIN D’OEIL

Les villes de Colmar et de New York sont intimement liées… En effet, Colmar est la ville natale de Frédéric Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom d’Hansi, tous deux créateurs de la très célèbre Statue de la Liberté!

Voilà! J’espère que vous avez apprécié votre visite de Colmar! Nous prenons maintenant la direction de Sélestat et du château du Haut-Koenigsbourg!

Le récit de mon voyage en Alsace comprendra quatre arrêts : Strasbourg, Colmar, Sélestat et le château du Haut-Koenigsbourg. Avant de commencer notre visite de Strasbourg, voici quelques informations concernant la région.

Région Alsace, France

L’Alsace est située à l’est de la France et a une frontière commune avec l’Allemagne. Avec 221 habitants par km² (en comparaison, le Québec compte environ 5 hab./km²!!) l’Alsace est la 3e région la plus densément peuplée de France, après l’Île-de-France (région de Paris) et le Nord-Pas-de-Calais (pointe nord de la France). Parallèlement, c’est aussi la plus petite par sa superficie. Au cours de sa longue histoire, la région Alsace est successivement passée aux mains des Allemands et des Français – ce qui explique les traces évidentes de la culture allemande en Alsace – mais «l’implication des Alsaciens dans la Révolution française [1789] ainsi que l’affaire Dreyfus [1895 à 1906] ont scellé politiquement l’attachement des Alsaciens à la République française.»

LEÇON D’HISTOIRE: En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, français d’origine alsacienne et de confession juive, est reconnu coupable d’avoir livré des documents secrets français à l’Empire allemand. Ayant des doutes quant à la culpabilité de Dreyfus, l’auteur Émile Zola publie en 1898 un article de presse fort connu intitulé «J’Accuse…!». La diffusion de cet article « provoque une succession de crises politiques et sociales uniques en France qui ne s’achèvera véritablement qu’en 1906, par un arrêt de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus.» (Source)

Bien que le français soit la seule langue officielle, une partie de la population parle encore aujourd’hui le dialecte alsacien. Vous êtes curieux? Redécouvrez le personnage de dessin animé Tom Saywer… en alsacien!

Au Québec, la région alsacienne est surtout connue pour ses vins: Riesling, Pinot (blanc, gris et noir), Gewurztraminer et le Crémant, mais l’Alsace est également le coeur brassicole français avec plusieurs brasseries artisanales, dont la plus connue est certainement Météor, la petite qui a pourtant résisté aux différents assauts des grandes compagnies industrielles! P.-S. La bière accompagne très bien la gastronomie alsacienne, dont la fameuse choucroute!

STRASBOURG

Notre premier arrêt se fait donc dans la magnifique ville de Strasbourg qui porte le titre de «Capitale de l’Europe», en raison des nombreuses institutions européennes qui y siègent dont le Parlement européen et le Conseil de l’Europe. «Ville frontière avec l’Allemagne, Strasbourg est profondément biculturelle. Son histoire, riche et tourmentée, a laissé un patrimoine architectural remarquable. Son centre-ville, situé sur la Grande Île, est entièrement classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France.» (Source)

Pour en savoir plus sur la cathédrale Notre-Dame, la tradition du stammtisch, le restaurant Cloche à fromage et le bar Les Berthom, je vous invite à lire mon premier texte sur Strasbourg en cliquant ici.

Quartier de la Petite France

«Le quartier tire son nom de l’hospice des vérolés, construit à la fin du XVe siècle pour accueillir les personnes atteintes de syphilis, appelée également le « mal français ». (Source). Complètement détruite durant la Seconde Guerre mondiale, la ville a procédé à une première opération de reconstruction, puis à des investissements majeurs vers les années 1970 pour remettre le quartier dans son esprit d’origine. On y retrouve d’ailleurs de nombreuses maisons à colombage, notamment la Maison des Tanneurs (à l’extrême gauche sur ma photo).

Maisons à colombage

C’est au gré des petites rues et ruelles étroites et exiguës que j’ai découvert le quartier de la Petite France lors de mon passage à Strasbourg en 2010. J’ai profité d’une belle journée de fin d’été pour y faire une longue promenade et mes pas m’ont d’abord mené aux ponts couverts.

LEÇON D’HISTOIRE: «La construction des ponts couverts débuta en 1468. A cette époque, les risques de surpopulation avaient forcé les autorités à entamer l’élargissement de la ville. Initialement construite sur une île (situation stratégique et défensive idéale), Strasbourg commença à s’étendre de part et d’autre des berges de l’Ill et de la Bruche. […] Ce qui préoccupait les architectes militaires alors, c’était la façon de protéger les voies fluviales. En effet, tant qu’une rivière entoure une ville, elle la protège des éventuelles invasions ennemies en leur opposant un obstacle naturel difficilement franchissable. Par contre, quand cette rivière traverse la ville (ce qui était devenu le cas), elle se transforme en une voie d’accès privilégiée pour les flotilles ennemies. […] les ponts couverts devaient donc permettre de bloquer, grâce à des grilles d’acier pouvant être décendues dans leurs arches, l’entrée de la ville à tous les types de navires ennemis. Construit suivant une logique purement militaire, les ponts couverts doivent leur nom aux lourdes toitures qui, jadis, les recouvraient.  […] En 1865, ils sont rendus à la vie civile. On les rase et on les reconstruit entièrement en pierres.» (Source)

Ma balade s’est ensuite poursuivie sur les quais, en passant par l’écluse. Le saviez-vous? Strasbourg compte 47 ponts et passerelles!!! Vous imaginez?!? Le pont Saint Nicolas (photo ici-bas) est l’un des plus vieux ponts de la ville. «Au XIVe siècle, il se présente sous la forme d’une simple passerelle en bois, équipée d’un pont levis permettant le passage des bateaux de commerce. Depuis lors, il a été reconstruit en béton armé et il a été recouvert de grès des Vosges. » (Source)

Pont Saint Nicolas

Après avoir marché toute la journée, l’appel de la bière se fait sentir!

Restaurant Tapas Toro

J’ai beaucoup aimé la multitude de 5@7-finissant-à-minuit que j’ai passé au Tapas Toro (8, Rue Faubourg National). La chef espagnole vous y attend avec une superbe carte de tapas chauds et froids, mais vous pourrez également y manger la traditionnelle flammekueche, la tarte flambée alsacienne. Bien que le service puisse être parfois un peu lent (ce qui est souvent le cas en France!), les serveurs sont compétents, sympathiques et prendront plaisiiiiir à vous faire découvrir la carte des bières. L’endroit regorge d’or liquide, dont la classique Duvel, mais également de bières moins connues chez nous comme la Caracole, de la brasserie du même nom, ma recommandation.

À quelques rues de là, l’Académie de la bière (17, rue Adolphe Seyboth), une institution affectueusement surnommée l’ACA, est un bar à bière avec un décor typiquement alsacien où vous pourrez boire et manger jusqu’à 3h du matin! L’endroit est charmant et le personnel, sympathique. À ajouter absolument dans votre tournée des bars!

Strasbourg et l’étoile des brasseurs

Mon collègue et ami Jean-Claude Colin m’a raconté qu’à une certaine époque, plusieurs dizaine de brasseries artisanales avaient leur adresse sur la Grand’rue à Strasbourg. Grâce à ses indications, j’y ai découvert un vestige d’un temps révolu… une étoile des brasseurs!

Appartement 24 A, Grand’rue, Strasbourg

Appartement 24 A, Grand’rue, Strasbourg, anciennement l’entrée de la brasserie «Au Cygne», 1787.

L’étoile des brasseurs, un double triangle entrelacé, ressemble à l’étoile de David et pourtant, il n’y a aucune relation avec le judaïsme. En effet, le symbole officiel juif que l’on connait n’est en usage que depuis le Congrès de Bâle de 1897 alors l’étoile des brasseurs est répertoriée pour la première fois vers le milieu du XVe siècle. (Source)

Elle est une représentation symbolique de l’alchimie brassicole mettant en oeuvre les quatre éléments: feu, air, eau et terre.

Étoile des brasseurs

«Ces quatre éléments se retrouvent dans la bière : le FEU, sous la chaudière lors du brassage ; l’EAU, lors de l’empâtage et pour rendre soluble l’amidon du malt ; la TERRE, sous la forme de l’orge, matière première de la bière et l’AIR, dans la fécondation du moût par les levures sauvages véhiculées par le vent. En outre, ces quatre éléments se combinent. L’air et la terre, dans la culture du grain. L’eau et la terre, pour la croissance de la plante. L’eau et l’air, dans la germination, en malterie. L’eau et le feu, dans les transformations du brassage et la cuisson, l’air et le feu (température), dans la fermentation.» (Source)

CLIN D’OEIL: DU HOCKEY À STRASBOURG

Hé oui! Strasbourg a son équipe de hockey, l’Étoile Noire (n’est-ce pas un peu étrange après ce que je viens d’écrire sur l’étoile des brasseurs?). L’équipe évolue dans la Ligue Magnus, l’élite française. Comme tout le monde le sait, le hockey est né ici. Rien d’étonnant donc dans le fait que ce soit le Québécois Daniel Bourdages qui entraine cette équipe qui possède également deux joueurs québécois, soit le défenseur Maxime Mallette (#27) et l’attaquant David Cayer (#19).

Si je vous avais parlé de ma soirée à l’Iceberg (nom de l’aréna) il y a quelques mois, je vous aurais probablement dit qu’un match de l’Étoile Noire constituait une bonne distraction, sans plus. L’ambiance était bonne, car il y avait beaucoup d’animation dans les gradins, particulièrement trompette et tam-tam (un peu comme au soccer) et l’équipe semblait prometteuse quoique légèrement désordonnée.

Depuis quelques semaines par contre, la fièvre du hockey s’est emparée de Strasbourg! Contre toute attente, l’équipe s’est d’abord qualifiée pour la demi-finale en remontant un déficit de 0-2 contre les Rapaces de Gap (3e meilleure équipe en saison régulière). Puis, l’Étoile Noire a cloué le cercueil des Ducs d’Angers (2e meilleure équipe) en remportant un troisième match mercredi soir, se qualifiant par le fait même pour la finale, un véritable conte de fées comme on les aime!

«Encore une fois, les partisans avaient répondu présents et ont mis le feu à la patinoire poussant leurs protégés du début (échauffement compris) à la fin.»

«[…] les Strasbourgeois se qualifient pour la première fois dans leur histoire pour la finale du Championnat de France. Tout simplement historique!» (Source)

Bien que l’équipe ait le vent dans les voiles, rien n’est encore gagné. En effet, le prochain et ultime adversaire n’est pas à négliger. Il s’agit de la «terrible» équipe des Dragons de Rouen, la meilleure équipe de la saison régulière et la plus récompensée du Championnat de France.

Aujourd’hui, j’ai le goût de vous dire que si, comme moi, vous décidez d’aller voir un match de l’Étoile Noire pour vous distraire… ben attachez votre tuque avec de la broche parce qu’on ne sait jamais comment les choses peuvent finir! Et comme on dit dans le hockey : «Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini». GO STRAS GO!!!

Et voilà! J’espère que vous avez aimé Strasbourg!

PROCHAINE VISITE: Colmar!

(23 sept. – 20 oct. 2009)

Lors du bilan de la 15e édition du Mondial de la bière (1er juin 2008), Jeannine Marois, cofondatrice et présidente de l’événement depuis 2002, a annoncé la tenue d’un tout nouveau Mondial de la bière à Strasbourg en France. Elle avait alors souligné que Strasbourg, en tant que capitale brassicole et européenne, s’était avérée être un choix tout naturel. La concrétisation de ce beau projet étant en partie responsable de mon embauche dans l’équipe, j’étais aux anges lorsque Jeannine m’a annoncé que je partais travailler là-bas pendant un mois! Quelle chance de pouvoir être partie prenante dans cette belle aventure!

J’étais à peine arrivée à Strasbourg quand j’ai été invitée à un stammtisch. Selon Wikipédia, « le stammtisch est un type de tablée traditionnel dans la culture allemande et autrichienne » et typique de la région alsacienne. « Ce genre de réunion se fait généralement dans un coin réservé d’un bar ou d’un restaurant et permet aux gens de se retrouver autour d’un repas ou d’une bière pour discuter et s’amuser. »

Stammtisch

C’est exactement ce que nous avons fait, de 12 h à 20 h… Et comme il faisait vraiment très beau, nous avons bu notre bière nos bières sur la terrasse. Bien installée au soleil, une bonne bière à la main, j’ai pu observer l’immense, belle et majestueuse cathédrale Notre Dame de Strasbourg.

Crédit photo: Marilou Caty

« Prodige du gigantesque et du délicat » selon Victor Hugo, la cathédrale Notre Dame de Strasbourg est une cathédrale catholique romaine représentative de l’architecture gothique. Le chantier de la cathédrale telle qu’on la voit maintenant a commencé en 1176 et ne s’est achevé que plusieurs siècles plus tard, en 1439. (Source : Wikipédia)

Plusieurs histoires circulent au sujet de cette gigantesque cathédrale. En voici deux qui m’ont été contées par des amis alsaciens. J’ai trouvé des informations sur la première, elles sont tirées de Wikipédia. Je rédige la deuxième de mémoire.

« Une légende raconte que l’édifice repose sur d’immenses pilotis de chêne qui s’enfoncent dans les eaux d’un lac souterrain sur lequel rôderait une barque sans passeur, mais dont on entendrait néanmoins le bruit des rames. L’entrée du souterrain se situerait, selon la légende, dans la cave d’une maison juste en face de la cathédrale. Elle aurait été murée il y a plusieurs siècles. »

Dans les faits, la cathédrale a effectivement été construite sur pilotis enfoncés dans la nappe phréatique et remblayés, car le terrain glaiseux et mouvant était peu propice à la construction. Lors de travaux au XIXe siècle, le niveau de la nappe phréatique baissa. Les pieux se mirent à pourrir et la tour nord commença à s’affaisser. En 1906, il fallut la soulever pour injecter du béton sous ses fondations.  (Source : Wikipédia)

Une autre légende raconte qu’un artisan sculpteur qui travaillait à la devanture de la cathédrale était victime de commentaires disgracieux de la part de l’évêque de l’époque. En effet, celui-ci ne cessait de répéter à qui voulait l’entendre que les statues n’avaient absolument rien de divin et que l’artiste lui-même était sans grand talent. Choqué par ces déclarations, l’artisan se vengea en insérant dans son oeuvre une représentation de l’évêque en question…

Dans les faits, je n’ai trouvé aucune information confirmant ou infirmant cette histoire… Toutefois, regardez bien au centre de la photo… Parmi tous ces personnages, il y en a un seul dont on ne voit pas le visage…! (Cliquez sur la photo pour la voir en gros plan)

L'évêque

Dire que ce trou-du-cul est là depuis le XIIe siècle! Quel magnifique pied de nez à la Sainte Église Catholique! J’ajoute que je lui en ai fait un moi aussi, dans le stationnement juste à côté, mais cela, c’est une autre histoire…

Bien sûr, qui dit France, dit bonne bouffe! Ma première (et deuxième) fondue au fromage à Strasbourg a été dégustée Au Caquelon (9, rue des Tonneliers). Nous y avons été très bien accueillis, et ce, même si nous avons dérangé les autres clients parce que nous parlions trop fort! La troisième fois, nous avons décidé de faire changement et d’aller à quelques pas de là, à la Cloche à fromage (27, rue des Tonneliers) qui porte très bien son nom d’ailleurs (voir photo)! Je recommande l’un ou l’autre de ces restaurants, un vrai délice!

Et qui dit France, dit également bonne bière! Entre ces deux fabuleux restaurants, j’ai également découvert un endroit très agréable, le bar Les Berthom, l’un des meilleurs bars à bière de Strasbourg à mon avis (18, rue des Tonneliers). Quel nom prédestiné! « Le décor, les meubles en bois, les murs peints sont inspirés de celui d’un estaminet flamand traditionnel » et donnent à l’endroit une ambiance chaleureuse, doublée d’un personnel fort sympathique. (Source: http://www.lesberthom.fr)

Crédit photo: Marilou Caty

J’y ai terminé plusieurs de mes soirées, question de me détendre un peu et de rencontrer quelques beaux spécimens de mâles alsaciens! Que dire de plus? J’avais juste le goût de chanter I Gotta Feeling !

Pour ceux qui se poseraient la question, participer à l’organisation de la première édition d’un festival de bière à Strasbourg, CE N’ÉTAIT PAS DES VACANCES!! Ni avant, ni pendant… après oui par exemple! Le premier Mondial de la bière – Strasbourg, Europe s’est ouvert le vendredi 16 octobre 2009. Le festival a été bien accueilli, l’achalandage a été satisfaisant et les partenaires ont conclu à un succès prometteur. Pour voir des photos, cliquez ici.

Il est à noter que le jury international d’experts du concours professionnel MBière ainsi que les visiteurs ont beaucoup apprécié la bière québécoise. En effet, l’équipe de la microbrasserie Dieu du Ciel! (Montréal), s’est vu décerner une médaille d’or au concours professionnel pour sa bière Rigor Mortis Abt, ainsi que deux médailles de bronze (ex aequo) au concours Grand Public pour la Rosée d’hibiscus et la Dernière volonté. Quant à elle, la microbrasserie La Chouape (Saint-Félicien) a également remporté une médaille d’or au concours professionnel MBière pour la Chouape ambrée amère.

En conclusion, cette première expérience alsacienne a été riche en découvertes gastronomiques et brassicoles. J’ai passé un séjour très intéressant à Strasbourg, bien qu’il m’a fallu quelques jours de repos pour me remettre de mes émotions…

Crédit photo: Sylvain Gassmann

Mon aventure européenne se poursuit à Berlin, pour des vacances bien méritées… La suite, dans le prochain billet!

 Pour lire la suite, le Mondial de la bière: de Montréal à Strasbourg – partie 2, cliquez ici.