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Et c’est un départ!

Lundi 3 août 2015.

Après plusieurs semaines de préparation, le temps des vacances est finalement arrivé! Quel contentement! Il est enfin venu le temps d’oublier le réveil-matin et de profiter de la vie, une journée à la fois!

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Cette année, nous avons choisi de passer nos vacances au Québec dans un Roadtrip brassicole et gourmand qui nous fera découvrir ce que le Québec a de plus beaux et de meilleurs!

carte

Nous partons donc de Montréal ce lundi matin. Sur la route qui nous amènera dormir à Baie-St-Paul, quelques arrêts sont déjà prévus.

12h
Brasserie Artisanale La Souche, Québec

«Abreuve toé à même la souche!»

Au premier coup d’œil, j’adore cet endroit qui sent bon le bois et qui est fort accueillant! On discute un peu avec l’équipe, puis on commande une palette de dégustation de bières artisanales, car c’est souvent la meilleure façon d’avoir un bon aperçu de l’offre de bière.

On tergiverse sur la bière Bois Franc, une blanche aux framboises. À mon avis, elle manque un peu de l’acidité naturelle du fruit qui vient habituellement contrebalancer le goût du blé.

Ma plus grande découverte: un accord bière et met inusité!

Coup de coeurLa bière St-Jones, une bière de style double belge à 6% d’alcool, avec la crème brûlée au Coureur des Bois (boisson à la crème d’érable)! Le sucre du dessert annule le sucre de la bière et la croûte de la crème brûlée amène une légère amertume en arrière-goût qui me plaît beaucoup!

La Souche, un arrêt obligatoire si vous passez à Québec!

LA SOUCHE

Brasserie Artisanale La Souche

801, chemin de la Canardière, Québec, QC G1J 2B8

15h
Microbrasserie Des Beaux Prés, Saint-Anne-de-Beaupré

«Prenez le temps… de venir nous visiter!»

Deuxième visite pour moi dans cette microbrasserie située entre la route 138 et le fleuve. (Pour lire le premier texte, cliquez ici)

Coup de coeurSur la terrasse, au soleil, on a soif et on commande une palette de dégustation. Ma première bière est la Mont-Ferréol, une bière blanche à l’argousier (4,5% d’alcool). Coup de cœur!

L’argousier est une baie orangée légèrement acidulée et sucrée, extrêmement vitaminée et un antioxydant naturel qui vient d’Asie, mais qui pousse à Saint-Ferréol-les-Neiges. Produit local, cette baie donne à la bière blanche une touche d’acidité qui me transporte de joie et la rend parfaite pour un après-midi de vacances en plein soleil! Pour joindre l’utile à l’agréable, la Microbrasserie Des Beaux Prés remet 0,50 $ par litre vendu à la Fondation de l’Hôpital de Sainte-Anne. Pour en savoir plus sur l’argousier, cliquez ici.

MICROBRASSERIEDES BEAUX PRÉS

Microbrasserie Des Beaux Prés

9430, boulevard Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Beaupré, QC G0A 3C0

18h
Restaurant le Saint-Pub, Microbrasserie Charlevoix

«Mangez et buvez-en tous!!!»

Deuxième visite également pour moi au restaurant le Saint-Pub. (Pour lire mon premier texte, cliquez ici)

Dès notre arrivée, nous constatons les améliorations qui ont été faites sur la terrasse: l’ajout d’une section lounge qui se révèle être l’endroit idéal pour boire et manger, confortablement assis sur une banquette!

«Situé au cœur du centre-ville de Baie-Saint-Paul, le restaurant le Saint-Pub de la MicroBrasserie Charlevoix offre une table tout à la fois simple et de qualité. Les mets y sont élaborés à partir de produits régionaux, et de bière maison.»

Devant un excellent repas et une palette de dégustation de dimension olympique, on discute de choses sérieuses en compagnie de Frédérick et Caroline : La Brut et la 8e jour. En résumé : lors d’une session de brassage de la Brut il y a plusieurs mois, le maitre-brasseur n’était pas satisfait de la bière, car elle ne répondait pas exactement à ses attentes. Selon les témoins, il semble que cette bière était tout de même excellente, alors plutôt que de la jeter, l’équipe a décidé de la vendre sous le nom 8e jour, permettant ainsi au maitre-brasseur de poursuivre ses tests. Ainsi, la Brut sera de retour sur les tablettes, mais seulement lorsque le maitre-brasseur sera satisfait… et comme Frédérick est un perfectionniste, je ne retiendrais pas mon souffle si j’étais vous! En attendant, je vous encourage fortement à laisser tremper vos lèvres dans un verre de 8e jour… la semaine ne vous aura jamais paru aussi courte!

MICROBRASSERIECHARLEVOIX

Restaurant le Saint-Pub, Microbrasserie

2, rue Racine, Baie-St-Paul, QC G3Z 2P7

22h

Gîte La Chambre des maitres

109, rue Sainte-Anne, Baie St-Paul, G3Z 1N9

Chambre spacieuse avec salle de bain privé – 115$ + taxes

 

Pour lire la suite, cliquez ici.

Je suis allée au Brésil pour la première fois en juin 2013. Pour lire mon texte, Bu au Brésil, cliquez ici.

En novembre dernier, j’y suis retournée pendant trois semaines pour la première édition du Mondial de la bière à Rio de Janeiro. Au total, j’ai donc passé 5 semaines au Brésil cette année, donc 4 à Rio de Janeiro, ce qui est suffisant pour faire quelques constats généraux, touristiques et autres!

Dès que j’ai mis les pieds à Rio, il m’est immédiatement venu en tête toutes sortes de chansons avec le mot «Rio».

«Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut» de Dario Moreno

SI tu vas à Rio

«Je rêve à Rio, devant ma radio» de Robert Charlebois

Je rêve à Rio

Par ailleurs, j’aimerais vous en proposer une que vous pourrez écouter le temps de lire ce billet. Comme beaucoup de personnes, c’est une chanson que je connaissais déjà avant de partir, sans avoir pris conscience que l’histoire se déroulait sur une plage de Rio. Il s’agit d’un «standard de jazz».

«The Girl from Ipanema» de Astrud Gilberto & Stan Getz

The Girl from Ipanema

The Girl from Ipanema

OBSERVATIONS GÉNÉRALES :

#1 : Les gens

Les Cariocas (nom donné aux habitants de Rio), sont très accueillants. Mon expérience a été incroyable, autant avec l’équipe de notre partenaire de travail, Fagga, qu’avec les gens rencontrer par hasard.

#2 : La langue

Bien que Rio soit une destination touristique reconnu et malgré le fait que la ville sera l’hôte de la Coupe du Monde de la FIFA en 2014 et des Jeux olympiques en 2016, ce n’est pas toujours facile de se faire comprendre en anglais, car la majorité des gens ne le parlent pas vraiment. Par contre, ils sont habitués de vivre avec des touristes alors ils sont patients et compréhensifs. Ceux qui parlent espagnol pourront se débrouiller. Les Cariocas sont habitués à l’espagnol, on dit même qu’à Rio, les gens parlent «portu-gnol»!

#3 : Le transport

Les taxis sont très abordables et ils sont très nombreux. Comme à New York, ils sont jaunes et vous n’avez qu’à lever la main pour en attraper un! Dans la ville de Rio, vous pouvez aller à peu près partout pour moins de 20 Reais, soit un peu moins de 10 $ CA.

QUOI BOIRE ET OÙ?

Caipirinhas

Le cocktail national est le caipirinhas (prononcer caï-pi-ri-gna). Il est préparé à base de cachaça, un alcool de sucre de canne et de citron vert, proche parent du rhum. Vous en trouverez partout, mais je vous suggère de vous arrêter dans l’un des petits bars qui longent la promenade de la plage de Copacabana, particulièrement près de la Prefectura #4. Vous pourrez ainsi déguster un bon cocktail tout en regardant l’océan.

Bières

La révolution microbrassicole est en cours au Brésil et les brouepubs commencent à faire leur apparition à Rio. Je vous recommande le Pub Escondido, CA (Rua Aires Saldanha 98 Loja A, Rio de Janeiro) où le sympathique propriétaire Diego vous accueillera avec plaisir. Au menu, une trentaine de bières locales et internationales et quelques soirées spéciales TAPTakeOver! Spécialité hamburger.

Pub Escondido, Rio

Pub Escondido, Rio

Si l’envie de bières belges vous prend, vous pouvez également aller faire un tour au Delirium Cafe (Rua Barao da Torre, 183 – Ipanema – Rio de Janeiro).

VISITES TOURISTIQUES À FAIRE

Pão de Açúcar

Choisissez une journée ensoleillée et sans nuage et dirigez-vous au Pão de Açúcar (le Pain de sucre). Après avoir pris deux téléphériques, vous aurez l’un des plus beaux points de vue de Rio, sur 360 degrés! Apportez votre lunch et n’oubliez pas d’aller vous promener dans les sentiers qui se trouvent sur le plus haut promontoire. Les spectaculaires points de vue et la présence des petits singes devraient rendre votre journée inoubliable!

Pão de Açúcar, Rio

Pão de Açúcar, Rio

Jardim Botânico

Pour les amoureux des fleurs et des plantes, le jardin botanique est merveilleusement aménagé. Je ne suis pas fan de se genre d’endroit habituellement, mais je dois dire que j’ai particulièrement apprécié ma visite.

Jardim Botânico, Rio

Jardim Botânico, Rio

À DÉCOUVRIR

Leblon

J’ai particulièrement apprécié le secteur de Leblon pour sa vie de quartier, ses bars et ses restaurants. Une promenade à pied est le meilleur moyen de découvrir le coin. Voici quelques endroits que j’ai beaucoup appréciés :

Bottega del Vino (Rua Dias Ferreira, 78– Leblon – Rio de Janeiro)

Ce restaurant italien branché est l’endroit parfait pour faire une dégustation de vins puisqu’ils sont servis en 30 ml, 60 ml ou 90 ml, au choix!

¡Venga! (R. Dias Ferreira, 113 – Leblon, Rio de Janeiro)

Ce minuscule bar à tapas est tout simplement génial! Les tapas sont assez gros pour être partagés et ils sont délicieux! L’endroit est agréable et chaleureux, mais c’est très petit alors mieux il vaut réserver ou arriver tôt!

Belmonte Lublon (Rua Dias Ferreira, 521– Leblon – Rio de Janeiro)

Pour manger ou prendre un verre… Pour se sentir au cœur de l’action, comme un Carioca!

Nam Thai (Rua Rainha Guilhermina, 95B- Leblon, Rio de Janeiro)

Excellent restaurant thaï. Ambiance chaleureuse et excellent service.

Le dimanche à Copacabana et Ipanema

Si vous avez le goût de vous promener, la Avenida Atlantica, cette énorme artère routière à trois voies à Copacabana est fermée à la circulation routière et les piétons la prennent d’assaut!

Avenida Atlantica, Rio

Avenida Atlantica, Rio

Pour poursuivre votre marche dominicale, dirigez-vous vous Ipanema. Je vous suggère d’aller faire un tour au Hippie Market (Praca General Osorio). La qualité de l’artisanat local qu’on y trouve est de bonne qualité et à prix raisonnable. C’est l’endroit parfait pour trouver les cadeaux et souvenirs que vous voudrez rapporter chez vous!

OÙ ALLER DANSER?

Dans la World’s Best Bar list, on retrouve une institution de la ville: le Rio Scenarium.

Cette immense maison à la décoration insolite est située dans le district historique de Lapa à Rio de Janeiro (Rua do Lavradio, 20- Centro Antigo – Rio de Janeiro). C’est LA place pour sortir à Rio!

Difficile de décrire cet endroit hétéroclite où l’œil devient complètement surexcité. Les danseurs de samba du monde entier se retrouvent dans ce bar-musée ou musée-bar pour bouger leurs corps aux rythmes de la musique endiablée des bands invités. Vous ne dansez pas? Les pieds vous démangeront quand même ! Dans tous les cas, vous pourrez y retourner 5, 10 ou 100 fois, vous y verrez toujours quelques choses de nouveau.

Rio Scenarium, Rio

Rio Scenarium, Rio

Si vous voulez être sûr d’avoir une place, réservez votre table, surtout si vous y allez pendant la saison touristique. Vous pouvez aussi décider d’y aller à la dernière minute, mais dans ce cas, je vous conseille d’arriver vers 19 h pour faire la file. C’est un peu tôt, mais passée cette heure, vous ne pourrez peut-être pas entrer! Le prix d’entrée (à payer à la sortie) varie entre 35R et 50R, en fonction de la journée et du moment de l’année. Vous pouvez le vérifier sur leur site Internet. **N’oubliez pas votre passeport, car une pièce d’identité est indispensable pour obtenir le droit d’entrer.

Pour plus de photos, je vous invite à regarder mon album sur Facebook.

Saúde!

J’étais en France pour le travail. C’est plus facile de travailler en France que dans les autres pays d’Europe parce que les Français sont supposés parler français.

Mais on ne parle pas la même langue.

Dans l’auto il y avait Odette qui conduisait, son mari Jean-Claude qui ronchonnait, ma boss Jeannine qui anticipait le meeting où nous allions et moi.

Jean-Claude a dit: «On va être en retard. C’est toujours la même chose quand tu conduis: on se perd et ça prend deux fois plus de temps pour se rendre quelque part.»

Odette dit: «Jean-Claude, même si tu ronchonnes, je ne peux pas aller plus vite. Il y a un feu!»

J’ai sorti la tête par la fenêtre et j’ai dit: «Un feu! Un feu! Où ça, un feu? Je ne vois même pas de pompier!»

Jeannine était découragée.

Odette parlait d’un feu de circulation.

Feu de circulation

Bref On ne parle pas la même langue

Par Katia Bouchard

 Jour 7 : «Le vent nous portera»

Une histoire horrible plane autour de la chanson que j’aimerais vous proposer maintenant, mais je l’adore. Avec les années, j’ai appris à faire la distinction entre l’artiste et l’homme qui la chante. Voici Le vent nous portera de Noir Désir.

Au loin, j’entends un chien, un cheval et le vent dans les arbres. Je suis dans un état de mi-conscience et je me demande où je suis. J’ouvre un œil. Il fait vraiment très chaud! Je suis dans une tente-roulotte en Gaspésie! Quel bonheur! Mimi est retournée à Montréal hier. Une longue journée de route m’attend jusqu’à Lévis. La journée s’annonce ensoleillée et magnifique! C’est le temps de se lever, de faire ma valise et de ramasser un peu. L’odeur du café m’appelle et mon ventre cri famine. Un grand MERCI à la famille Valade qui nous a accueillis chez elle!

Après avoir englouti le déjeuner du conducteur (et non du constructeur!), je prends la route. Nous aurions dû être au Maine ce jour pour revenir vers Sherbrooke, mais les plans ont changé. Je vais donc revenir sur mes pas par la route 132. C’est aussi ça les vacances : être flexible et s’adapter à la situation. Voici donc mon plan de la journée : d’abord, je ferai un arrêt à Le Bien et le Malt à Rimouski parce que je m’en veux un peu de ne pas y être allée mardi et que c’est sur mon chemin. Ensuite, direction Lévis pour le dodo. Sept heures d’auto me séparent de ma destination finale aujourd’hui.

«Je n’ai pas peur de la route, Faudrait voir, faut qu’on y goûte». J’adore conduire. Dès que j’embarque dans mon auto, un sourire apparaît sur mes lèvres : j’anticipe le moment de bonheur. Je descends les fenêtres pour sentir la chaleur du soleil et le vent dans mes cheveux. Je choisis la bonne musique, je monte le son et je fonce. Difficile de décrire le sentiment de liberté absolu qui m’habite lorsque je suis au volant, seule, avec la possibilité d’aller où je veux et de m’arrêter n’importe où! C’est comme… prendre un moment pour soi, réfléchir sur sa vie, remettre ses choix en question et prendre des décisions. C’est comme… regarder un film autobiographique et constater que chaque montagne, chaque rivière et chaque village font partie intégrante de son histoire. C’est comme… plonger au plus profond de soi, en revenir surpris et faire la paix avec soi-même. C’est proche d’un voyage initiatique, mais sous un soleil de plomb.

Vers 15 h, Rimouski se pointe à l’horizon et comme vous le savez, la liberté, ça donne faim! Je m’arrête donc à Le Bien et le Malt pour voir qu’est-ce que j’ai manqué mardi dernier.

La bière est rafraîchissante et, bien que nous ayons très bien mangé en Gaspésie, mon coup de cœur bouffe de ce voyage va à leur maquereau fumé aux poivres! L’épicurienne est plus que satisfaite de son arrêt éclair à la microbrasserie.

Maquereau fumé aux poivres

Entre Rimouski et Rivière-du-Loup, la route est magnifique.

Route 132

Un peu plus loin, dans les environs de La Pocatière, l’autoroute 20 passe sur le bord du fleuve St-Laurent. Le soleil miroite dans l’eau. La journée se déroule bien.

Autoroute 20

Depuis 15 minutes, j’ai une crampe dans la cheville droite, celle qui a été blessée l’an dernier. Heureusement, j’arrive à Lévis et l’hôtel L’Oiselière est à quelques mètres seulement de l’autoroute. Le balcon de ma chambre donne sur une volière et le bar de l’hôtel. C’est assez particulier! Toutes taxes incluses, cette chambre me coûte 139,12 $.

Hotel L'oiselière, Lévis

 Jour 8 : «No Heaven»

Ce matin, je me lève un peu courbaturée. J’ai l’impression d’avoir été assise toute la journée la veille (!) Il ne me reste que trois heures d’auto à faire avant de rejoindre la communauté brassicole réunie au Festibroue de Sherbrooke. Le trajet choisi est désastreux! J’ai eu la bonne idée de prendre la route 162 et de passer par Victoriaville…

Ces trois heures me semblent interminables…

L’hôtel Times est génial, mais si vous cherchez une place pour dormir seulement, c’est dispendieux. Située à moins d’un kilomètre à pied du site du festival, sa localisation est toutefois parfaite si vous avez à faire au Lac des Nations.

Hôtel Times Sherbrooke

La promenade autour du lac est bénéfique. Le temps est superbe! Il n’y a pas beaucoup de monde sur le site de l’événement, mais l’endroit est magnifique et prometteur. S’cusez, c’est l’heure de la bière!

Festibroue Sherbrooke

Vers 19h, je quitte le site avec des amis pour aller découvrir le restaurant l’Overflow. On s’est fait un festin de roi! Pour le menu, c’est par ici.

La soirée se termine finalement sur la terrasse du Boquébière, où bières et amis se succèdent à un rythme endiablé!

Boquébière Sherbrooke

Jour 9 : «The Suburbs»

Dimanche matin : neuvième jour. Le levé du corps est difficile… Pas parce que la soirée a été dure, mais parce que le voyage tire à sa fin. Aujourd’hui, je retourne à Montréal.

La dernière journée de vacances, je suis toujours un peu étonnée : «c’est déjà fini?».

«Your part of town against mine

I saw you standing on the opposite shore

[…]

Sometimes I can’t believe it

I’m movin’ past the feeling»

Avant de partir, je repasse au Festival, question de faire traîner en longueur les quelques heures de vacances qui me restent et de profiter du chaud soleil du mois d’août… Mauvaise idée!! En partant de Sherbrooke vers 15 h, je me retrouve coincée dans les embouteillages du retour du weekend, amplifiés par des travaux sur l’autoroute. Seigneur! La grande ville ne me manque vraiment pas (roulement d’yeux)!

Je finis par entrevoir Montréal, la belle, du côté du pont Champlain. Comme toujours, cette vue me touche, mais mon admiration est de courte durée. Le glas sonne lorsque je passe sous le pont Jacques-Cartier. J’aurais pu jurer l’avoir bel et bien entendu…

Pont Jacques-Cartier à Montréal

«Under the overpass

In the parking lot we’re still waiting

It’s already past

So move your feet from hot pavement and into the grass

Cause it’s already past

It’s already, already past»

Fin du Road Trip 2012

Lorsque je repense à ce voyage, j’ai encore les yeux émerveillés de tous les paysages grandioses que j’ai vus, la bouche exaltée de tous les délicieux produits du terroir que j’ai goûté, de toutes les savoureuses bières que j’ai bues et les paroles d’une chanson de Robert Charlebois me reviennent en tête :

«J’habite un fleuve en Haute-Amérique
Presque océan, presque Atlantique
Un fleuve bleu vert et Saint-Laurent
J’habite un grand boulevard mouvant

Une mer du Nord en cristaux de sel
Agile, fragile, belle et rebelle
Presque océan, presque Atlantique
J’habite un fleuve en Haute-Amérique»

Il faut avoir beaucoup voyagé pour se rendre compte à quel point nous habitons dans un pays magnifique.

FIN

 

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– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour 1 et 2

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour 3 et 4

– Cliquer ici pour lire mon billet Road Trip microbrassicole 2012 – Jour5 et 6

Par Katia Bouchard

JOUR 5 : «WHEN I COME AROUND»

Puisqu’un Road Trip, c’est aussi l’affaire d’une sélection de musique, voici When I Come Around… juste parce qu’on aime ça!

Nous quittons l’hôtel Rimouski vers 12 h en direction de la Gaspésie. Ha! La Gaspésie… cet endroit mythique que je ne connais pas encore, mais que j’aime déjà! 1 h 30 nous sépare d’Amqui où nous arrêterons pour dîner. C’est Mimi qui prend le volant et moi, j’ai tout le loisir de découvrir et d’apprécier les paysages de la vallée de la Matapédia.

Pas besoin de chercher bien longtemps la microbrasserie La Captive qui est directement située sur la Route 132.

La Captive, Amqui

L’architecture est magnifique. Il s’agit en fait d’un ancien poste de police reconverti dont la seule trace encore visible est la toilette des hommes qui se nomme : bureau du chef! Malheureusement pour nous, la carte du midi est réduite et ce qui nous fait envie sur le menu n’est pas disponible avant 15 h. Une salade et un sandwich accompagnent finalement notre palette de dégustation.

Après une petite pause à la crèmerie du coin, nous reprenons la Route 132 pour encore 2h30 de voiture en direction de Carletons-sur-Mer où nous dormirons ce soir. Au carrefour (le seul de la ville), nous voyons l’indication Route 132 Est. Logique, mais la carte Google que j’ai fait imprimer avant de partir nous dit de prendre la Route 132 Ouest. Hein?! On tourne en rond un peu dans la ville et on discute : c’est tout à fait illogique d’aller à l’ouest, d’autant plus que cela nous fait revenir sur nos pas. Tant pis pour la carte Google, elle prend le chemin de la poubelle.

«So go do what you like,

Make sure you do it wise,

You may find out that your self-doubt means nothing

was ever there […]

When I Come Around»

Mimi se repose. Elle dort comme un bébé jusqu’à ce qu’un conducteur du Nouveau-Brunswick nous coupe la route et que je doive freiner brusquement. On ne doit plus être bien loin.

Lorsqu’on aperçoit la microbrasserie Le Naufrageur, le poids du monde tombe de nos épaules et j’ai un after hour de papilles dans ma bouche!

Le Naufrageur, Carleton-sur-Mer

On ne fait ni une, ni deux, une palette de dégustation en forme de gouvernail apparaît devant nous. On jase là… Au fait, c’est quoi «un naufrageur»? Quelqu’un s’est-il déjà posé la question?

«Il fut un temps où la Baie-des-Chaleurs était un lieu peuplé de pirates. Corsaires basques et flibustiers acadiens trouvaient dans ses anses, ses baies et ses criques des endroits rêvés pour se livrer à leurs téméraires entreprises. Entre tous, le naufrageur fut sans doute le plus singulier de tous les pirates des eaux de la baie.

Pirate ingénieux, mais privé de bateau, il allumait de faux feux de signalisation à partir des rives et forçait les navires à s’échouer sur les récifs meurtriers de la baie. Il pouvait ensuite s’adonner au pillage en toute tranquillité d’esprit, certain qu’il était que personne ne pouvait plus lui échapper.

C’est ainsi que quatre jeunes gaspésiens, d’origine ou d’adoption, décidèrent de rendre hommage à leurs célèbres ancêtres, ainsi qu’à une partie moins bien connue de l’histoire de la Gaspésie, en faisant du naufrageur l’emblème de leur microbrasserie. Endroit vivant et chaleureux, la microbrasserie Le Naufrageur est un repère agréable pour tous les pêcheurs, marins, pirates et voyageurs qui passent aujourd’hui par la Baie-des-Chaleurs.»

J’adoooore les histoires de pirates! D’ailleurs, dans le coffre au trésor du Naufrageur, il y a la Pénélope, une pils tchèque. C’est le secret le mieux gardé de l’endroit et mon coup de cœur bière de ce Road Trip!

Pénélope, la pils tchèque - Crédit photo: Alain Quevillon

Pénélope, la pils tchèque – Crédit photo: Alain Quevillon

Ai-je besoin d’ajouter que vous DEVEZ vous arrêter au Naufrageur si vous passez par là?

JOUR 6 : «BANANA PANCAKE»

À notre levée, le temps est maussade. Notre seule envie est de se réfugier quelque part pour prendre un bon café chaud. On trouve notre bonheur à la Brûlerie du Quai.

C’est la journée la plus tranquille que nous avons depuis notre départ. Aujourd’hui, pas de route à faire; on se laisse vivre! Mimi décide de retourner à Montréal plus tôt que prévu, le devoir l’appelle. Elle essaie de s’y retrouver dans les horaires de train. De mon côté, je refais la planification des jours à venir, car je devrai conduire seule entre Carleton-sur-Mer et Sherbrooke. Le ciel finit par se dégager et nous avons le goût de bouger un peu. On visite la ville de la meilleure manière qui soit: en marchant tranquillement.

Carleton-sur-Mer, Québec

Carleton-sur-Mer, Québec

Puis, on s’arrête au Serpents à Plumes, une boutique pour le moins colorée où on peut trouver des vêtements de créateurs et des bijoux. On fait quelques achats et la journée passe comme une feuille d’automne portée par le vent.

Avant de repartir pour la grande ville, Mimi veut faire un souper gargantuesque de fruits de mer. Nous allons au Bleu Marine, un restaurant également situé sur la rue du Quai et dont la terrasse donne sur le bord de l’eau.

Restaurant Bleu Marine, Carleton-sur-Mer

Restaurant Bleu Marine, Carleton-sur-Mer – Crédit photo: Mylène Bélanger

Au menu : moules, pétoncles, crevettes et morue. Gargantua lui-même aurait trouvé cela gigantesque! Pendant que l’épicurienne et la gourmande se font plaisir, le soleil donne un spectacle tout en lumière.

Arc-en-ciel à Carleton-sur-Mer

Carleton-sur-Mer, Québec

Coucher de soleil à Carleton-sur-Mer

Carleton-sur-Mer, Québec

20 h : je dépose Mimi à la gare de train Via Rail, puis je me dirige au Naufrageur pour noyer ma peine! Je passe la soirée avec un couple de Français qui affirme qu’il est facile de voyager sur le pouce au Québec (VRAIMENT?!) et Pierre-Olivier, un gars du coin qui travaille dans le restaurant familial. «Le poisson et les fruits de mer qu’on mange ici viennent d’ailleurs. On ne pêche pratiquement plus en Gaspésie.»

QUOI?!

Une révélation n’attend pas l’autre!

– Pour lire la suite de ce Road Trip, cliquez ici.